Biography

Flavia has travelled many of the world’s roads. From Rio de Janeiro’s Favela ‘morros’ to the storied streets of Paris, this nomad feels at home wherever she’s made welcome. Her current refuge and home-from-home is a cosy retreat where she can transform, chrysalis-like, to emerge with a fully-formed new album, her third: Sonho Real.

 

In this Parisian sanctuary (actually producer Victor-Attila Vagh’s studio) shut away from noise and the passing of time, Flavia started with just a guitar and her life experiences: her friends, lovers, encounters, disappointments, joys, hope and laughter. She didn’t wait for the beauty of the world to come to her but found it inside her own dreams and made it real. Abracadabra. A new album was born.

 

Sonho Real glows with the colours of the butterfly. There are hints of forro and ragga, frenzied ska rhythms and a dub nonchalance. The 14 tracks on the album stand alone as individual statements but work in sequence and flow as one. Brass section, guitars, keyboards, percussion, drums, bass and accordion blend into a consistent whole enhanced by the subtle mixing skills of Victor-Attila who provides a modern gloss with a vintage feel, all the while showcasing Flavia’s voice and harmonies: sensual, joyous with the innocence of childhood.

 

And yet Flavia’s lyrics contain the complex sadness of saudade. Saudade. Untranslatable. Neither sad nor happy – this sums up Flavia’s whole approach. Too subtle to be easily classified - she is a woman of many faces, a sweet amalgam. And when the world can no longer contain her, Flavia invents a new one.

 

In her living dream (Sonho Real), Paradise (Paraisio) is a place full of voices, where Woman (Mulher) is eternal, timeless, like a big sister (Leidi). In her real dream (Sonho Real), the Favela (Na Favela) is a place of simple pleasures where stories are born in the back alleys and later told around a barbecue, and where fortune tellers promise a pure life (Pura Vida), away from the daily grind.

 

In her real dream Sonho Real, Flavia transforms loss, suffering and failure into strength, recycling them (Nada Perdi) into an energy to drive the future. She urges us to wake up (Se Ligue), to see beyond our privileges, our comforts and our certainties. Flavia sings in the last song (Temontou/You Are My Everything): “The air I breathe is sweeter when you're in it". The air we breathe is sweeter for the transformations Flavia’s dreams bring to our world with her beautiful, colourful music.

 

Flavia a parcouru tous les chemins du monde. Depuis les morros de Rio de Janeiro aux rues pavés de Paris. La nomade est chez elle là où elle se sent accueillie. Son refuge est un nid douillet, un cocon de papillons, une chrysalide faite studio. Celui de Victor-Attila Vagh, son producteur. Un sanctuaire parisien, à l’abri du temps qui passe et du bruit qui court. 

Au commencement, rien qu’une guitare et toute une vie en bandoulière. Les amis, les amours, les rencontres, les déceptions, les bonheurs et les tractopelles d’espoirs et de rires. Ne pas attendre la beauté du monde. L’inventer soi-même. Abracadabra. Un nouvel album est né. Son troisième: SONHO REAL. 

 

Qu’y a-t-il de plus beau qu’un mirage réel? L’artiste en sait quelque chose, chaque concert est un moment de magie, de communion entre les humains, un instant suspendu où les barrières s’effondrent et les coeurs s’accouplent. Puis les lumières s’éteignent et le fracas du monde reprend ses droits. Pourtant, tout cela a existé. C’est cette conviction que tout changement est encore possible qui pousse Flavia à se transcender par la musique, à offrir au monde ce qu’il recherche: l’harmonie. La musique est faite de cette alchimie. Elle est immatérielle, une vibration cosmique qui se déplace dans l’air : des touffeurs caniculaires aux brises glaciale, elle résonne sous toutes les latitudes. Ça, Flavia le sait aussi. Son chant a résonné des rades aux abris-bus, des cafés-concert aux plus grands festivals du monde. Abracadabra. Elle a trouvé sa baguette magique. Ne s’en sépare plus. 

 

SONHO REAL, son troisième album est incandescent comme un coup de foudre, urgent comme une envie d’exister. Elle déploie son être et déplie son âme. Une impression de voyage nous saisit à chaque titre. Les mélodies sont solaires, toute en légèreté. Toujours dansantes. On y trouve des senteurs de forro et des parfums de ragga, la frénésie des rythmes ska et la nonchalance du dub reggae. Les 14 titres de l’album se succèdent, s’enchaînent, s’imbriquent, et finalement s’écoutent d’une traite, comme on boit un grand verre de lait frappé. Les nappes de cuivres, les guitares, les claviers, les percussions, les batteries, les basses et l’accordéon se fondent dans un tout d’une cohérence réfléchie, renforcée par le travail subtil du mix concocté par Victor-Atilla Vagh, qui réussit à faire briller les instruments d’un son à la fois moderne et vintage. Tout cela au service des choeurs et de la voix de Flavia: charnelle, joyeuse, parfois enfantine. 

 

Et pourtant… Il y a quelque chose du saudade dans les textes de Flavia. Saudade, ce mot intraduisible. Ni tristesse, ni bonheur. Ce serait trop simple les cases, les tiroirs et les étiquettes. Flavia les a toujours déjoués, pulvérisés. Elle est une femme plurielle. Irriguée de tant de fleuves et de confluents qu’elle embrasse le monde. Elle est un doux mélange de tout ce qui la constitue. Et quand ce monde ne lui convient plus, Flavia en réinvente un. Dans son rêve réel (SONHO REAL), le Paradis (Paraisio) est peuplé de voix si proches et éloignées qu’elles l’envolent vers de lointaines galaxies où elle rencontre la Femme (Mulher), l’éternelle, l’intemporelle, la grande soeur (Leidi) celle qui affronte la vie et ses tempêtes, une femme à laquelle on voudrait ressembler, celle qui avance un pas par jour, un pas tous les jours. Dans son rêve réel (SONHO REAL), la Favela (Na Favela) est aussi un lieu de bonheurs simples où quantité d'histoires naissent dans les petites ruelles, parfois s’arrosent de bière, se règlent en quatre-vingt-dix minutes, le temps d’un match de football autour d'un barbecue, et où les diseuses de bonne aventure promettent une vie pure (Pura Vida), loin des carcans et du train-train quotidien.

Dans son rêve réel (SONHO REAL), Flavia transforme les pertes, les souffrances et les échecs en forces, les recycle (Nada Perdi) pour en faire une énergie d’avenir, elle exhorte à se réveiller (Se Ligue) pour éviter de s’endormir sur nos privilèges, nos conforts et nos certitudes. 

 

Flavia a l’élégance de clôturer son album par une première fois, comme pour nous laisser entrevoir de nouveaux horizons: elle chante en français (Temontou, comprendre « tu es mon tout »). Les inflexions de son accent brésilien nous fondent à l’oreille comme le sucre en bouche. « L’air que je respire est plus doux quand tu es dedans », dit-elle. On s’imaginerait presque que ce « Tu » anonyme est une adresse cachée à La musique. Son grand amour !

Flavia percorreu todos os caminhos do mundo, dos morros do Rio de Janeiro até as ruas de paralelepípedo de Paris. Esta nômade se sente em casa em qualquer lugar ela seja bem-vinda. Seu refugio é um ninho aconchegante, uma pupa de borboleta, uma crisálida feita estúdio, o de Victor-Attila Vagh, seu produtor.

Um santuário parisiense protegido do tempo que passa e do rumor que corre. No começo, apenas um violão e uma vida inteira a tiracolo. Amigos, amores, encontros, desencontros, alegrias e caminhões de esperanças e risadas. Não ficar esperando a beleza do mundo. Idealiza-la sozinha. Abracadabra. Um álbum novo nasceu, o terceiro: SONHO REAL. Tem coisa mais linda do que uma miragem real? A artista sabe disso, cada show é um momento de magia, de comunhão entre seres humanos, um instante suspenso onde as barreiras caem e os corações se conectam. Depois, as luzes se apagam e o tumulto do mundo volta ao normal.

No entanto, tudo isso existiu. A certeza de que toda mudança é ainda possível é o que leva Flavia a se transcender através da musica e a oferecer ao mundo o que ele busca: a harmonia. A musica é feita por essa alquimia. É imaterial, vibração cósmica que se mexe no ar: dos bafos tropicais às brisas glaciais, ressoa sob todas as latitudes. Flavia sabe disso também: seu canto ressoou dos cais aos pontos de ônibus, das casas de show aos maiores festivais do mundo. Abracadabra. Ela achou sua varinha mágica e não vai mais solta-la. SONHO REAL, seu terceiro álbum, é incandescente como um amor à primeira vista, urgente como um desejo de existir. Ela desdobra seu ser e desenrola sua alma. Cada canção evoca uma ideia de viagem. As melodias são solares, leveza pura, sempre dançantes.

Nelas achamos um gostinho de forró e um cheirinho de ragga, a frenesia dos ritmos ska e a indolência do dub reggae. As 14 musicas do álbum se seguem, se ligam, se encaixam e, por fim, se escutam de um só fôlego, como se bebe um copo de milk-shake. Os metais, as guitarras, os teclados, as percussões, as baterias, os baixos e a sanfona se misturam em um todo coerentemente pensado e reforçado pelo trabalho sutil da mixagem de Victor-Attila Vagh que consegue fazer os instrumentos brilharem através de um som moderno e vintage ao mesmo tempo, ao serviço dos coros e da voz de Flavia, carnal, alegre, às vezes infantil. Ainda assim...

Tem um gosto de saudade nos textos de Flavia. Saudade, esta palavra intraduzível, que não é nem tristeza, nem felicidade. São simples demais as caixas, as gavetas e os rótulos. Flavia sempre os contornou, os pulverizou. É uma mulher plural, irrigada de tantos rios e confluências que acaba abraçando o mundo. É uma mistura suave de todo o que a constitui. E quando este mundo fica apertado nela, Flavia reinventa um novo. No seu SONHO REAL, o Paraiso está povoado de vozes tão próximas e tão distantes que a levam até remotas galáxias onde ela encontra a Mulher, a mulher eterna, intemporal, a irmã maior (Leidi), a que enfrenta a vida e suas tempestades, uma mulher à qual gostaríamos de parecer, a que avança um passo a cada dia, um passo todos os dias. No seu SONHO REAL, a favela (Na favela) é um lugar de felicidades simples onde uma infinidade de historias nascem nas ruazinhas, são celebradas com umas cervejas, são resolvidas em noventa minutos, no lapso de tempo de um jogo durante um churrasco, e onde as cartomantes prometem uma Pura Vida, longe das limitações e das rotinas do dia a dia.

No seu SONHO REAL, Flavia torna as perdas, os sofrimentos e as derrotas em força, os recicla (Nada Perdi) para transforma-los em energia para o futuro, nos incita a acordar (Se Ligue) para evitar de adormecer em cima dos nossos privilégios, das nossas conveniências e das nossas certidões. Flavia tem a elegância de fechar seu álbum com uma novidade, nos fazendo vislumbrar novos horizontes: ela canta em francês (Temontou, ou seja Tu es mon tout, “Você é o meu tudo”).

As inflexões do seu sotaque brasileiro derretem na nossa orelha como açúcar na boca.

“L’air que je respire est plus doux quand tu es dedans” (O ar que eu respiro é mais suave quando você está nele), ela diz. Parece quase que esse “Tu” anônimo é uma ode escondida à Musica. Seu grande amor!